Vous trouverez ci-dessous les Policy papers du Labex ReFi.

6) 2016 – February- « Repurchase agreements and systemic risk in the European sovereign debt crises: the role of European clearing houses », par Angela Armakola, Raphael Douady, Jean-Paul Laurent, Francesco Molteni

Abstract

This article investigates the European repo market and its role as an amplification channel for sovereign-debt crises. We focus on transactions cleared via central clearing counterparties (CCPs), which account for the bulk of the repo market in the Eurozone. In particular, we collect novel data on repo haircuts applied on sovereign bonds and assess the methodologies used by CCPs for margining. We find that haircuts on peripheral sovereign bonds substantially increased in response to the rise in sovereign risk. Moreover, we document that the volume of the European repo market is strongly concentrated between few large financial institutions and few clearing houses. The procyclicality of haircuts and the concentration of secured transactions raise concerns about the CCP-intermediated repo market as a source of systemic risk in the Euro area.

Résumé

Cet article analyse le marché européen des pensions livrées et son rôle comme canal d’amplification des crises de la dette souveraine. Nous nous concentrons sur les transactions compensées par des contreparties centrales de compensation (CCPs) qui représentent la plus grande part du marché de la pension livrée. Nous présenterons un nouvel ensemble de données sur les taux de décote (haircut) appliqués aux obligations d’Etat par les CCPs. Nous constatons que les taux de décote sur les obligations d’Etat des pays périphériques ont considérablement augmenté en réaction à la hausse du risque souverain. Par ailleurs, nous montrons que le marché européen de la pension livrée est très concentré entre quelques institutions financières et chambres de compensation. Enfin, la procyclicité des taux de décote et la concentration des transactions sécurisées indiquent que le marché de la pension livrée epourrait être une source de risque systémique dans la zone Euro.

5) 2015 – Février- « Une évaluation du « Comprehensive Assessment » de la BCE », par Guillaume Arnould et Salim Dehmej

Résumé

Les résultats de l’évaluation complète (« Comprehensive Assessment ») menée par la BCE semblent attester la solidité du système bancaire européen dans la mesure où seulement 8 banques sur les 130 évaluées ont encore besoin de lever 6 milliards d’euros. Pour autant, conclure à la bonne santé des banques ayant passé le test avec succès serait une erreur : si l’on prend en considération les exigences présentes et à venir de Bâle III, les besoins en capital sont de l’ordre de 160 à 250 milliards à l’horizon 2019. En outre, l’évaluation complète comporte de nombreuses limites. Les hypothèses retenues pour l’examen de la qualité des actifs (« Asset Quality Review », AQR) et le test de résistance conduisent à des scénarios et exigences relativement faibles qui réduisent la portée des résultats obtenus. De plus, la communication autour de ces derniers s’est cantonnée au ratio de capital pondéré, alors que le ratio de levier est aussi porteur d’informations sur la solidité des banques européennes et fait entrevoir une situation plus contrastée. Nos calculs montrent que pour 2016, ce sont 40 milliards qui doivent être encore levés pour satisfaire à l’exigence d’un ratio de levier à 3%. Enfin, le ratio de capital pondéré ne doit pas être pris au pied de la lettre, car son périmètre évoluera encore dans les quatre ans à venir lors du passage définitif à Bâle III, et les pays ne suivent pas tous le même rythme d’adoption.

Abstract

The results of the Comprehensive Assessment (CA) conducted by the ECB seem to attest the soundness of the European banking system, since only 8 of 130 assessed banks still need to raise 6 billion euros. However it would be a mistake to conclude that non failing banks are completely healthy. Our calculations reveal a need for recapitalization between 160 and 250 billion euros if we consider full Basel III as in 2019. In addition the CA has many limitations that seriously weaken the soundness of its results. The assumptions used for the Asset Quality Review (AQR) and the stress test lead to week scenarios and requirements that undermine the reliability of the results. Furthermore, communication on results was restricted to the risk weighted capital ratio, disregarding the leverage ratio which also carries information about the soundness of European banks. Leverage provides a more mixed picture and our calculation shows that 40 billion euros must be raised to comply with the 3% leverage ratio in 2016. Finally, the risk weighted capital ratio should not be taken literally, since its scope will change during the next four years with the final transition to Basel III and countries do not follow the same path of implementation.

Recommandations
  • Faire de ces tests de résistance un instrument central de la nouvelle mission de la BCE, en les renouvelant chaque année.
  • Ne pas se contenter d’évaluer la solvabilité des banques par le ratio de capital pondéré mais prendre aussi en compte le levier comme le fait la Fed. Les deux mesures sont complémentaires.
  • Évaluer en profondeur les modèles internes des banques et en limiter l’impact sur le calcul du RWA en améliorant la transparence et en limitant les marges de manœuvres au sein des modèles. La BCE, le FSB et la BRI ont déjà prévu de s’attaquer à ce problème central dès 2015.
  • Distinguer dans les exercices d’évaluation et de stress test, les SIFI’s des autres banques, les exigences qui leur sont imposées étant plus fortes (surcharge systémique en capital, jusqu’à 2.5% dans le cadre de Bâle III, voire 4.5% pour les plus grandes banques américaines, et TLAC pour « Total Loss-Absorption Capacity»).
  • Il serait également utile d’introduire dans l’évaluation une dimension qualitative (pertinence des modèles internes de risque, gouvernance, plans de recapitalisation) comme aux États-Unis où certaines des banques qui ont échoué se sont vues interdire toute distribution de bénéfices ou de rachats d’actions. La BCE ne dispose pas du même pouvoir coercitif mais elle a récemment recommandé aux banques qui ne respectent pas les contraintes réglementaires à l’horizon 2019 de limiter la distribution de dividendes et bonus, voire de s’en abstenir pour celles échouant aux tests.
  • Construire des scénarios de tests dynamiques afin de prendre en considération les effets de second tour, voire la contagion si le modèle sous-jacent est de nature macroprudentielle.
  • Compléter l’AQR par une évaluation de qualité du passif des banques (« Liability Quality Review»), afin d’apprécier la solidité de leur structure de financement et le degré de liquidité de leurs ressources.
  • Concernant le ratio de capital pondéré, s’appuyer sur le ratio de Bâle III finalisé et pas uniquement sur celui comportant des arrangements transitoires qui rendent presque impossible toute comparaison entre deux banques de deux pays différents.

4) 2014 – Mars – « Pour un nouveau policy-mix en zone euro : La combinaison politique monétaire / politique macroprudentielle au service de la stabilité économique », version révisée, par Jézabel Couppey-Soubeyran et Salim Dehmej

Résumé/Abstract

L’expérience de la zone euro au cours de la dernière décennie a montré qu’une politique monétaire unique ne favorise pas nécessairement la convergence des économies appartenant à une union monétaire. L’objectif de cet article est triple. Tout d’abord, nous cherchons à illustrer les divergences entre les pays de la zone à partir de l’écart entre le taux directeur de la politique monétaire unique et celui auquel aurait conduit l’application d’une règle de Taylor standard, que nous calculons à plusieurs niveaux : la zone, le cœur, la périphérie, et certains pays pris individuellement, représentatifs du cœur ou de la périphérie de la zone. Ensuite, nous montrons qu’une politique monétaire qui, pour corriger les déséquilibres financiers en résultant, utiliserait une règle de Taylor élargie à la stabilité financière risquerait de renforcer davantage les divergences. Enfin, nous en déduisons que la zone euro gagnerait à adopter un nouveau policy-mix qui consisterait à combiner la politique monétaire à des mesures macroprudentielles ajustées à la situation économique et financière de chaque Etat membre. Cette combinaison favoriserait la stabilité financière mais aussi la stabilité macro-conjoncturelle.

2014 – Février- « Faut-il un système européen de gestion des talents – Quels enseignements tirer du cas de l’union bancaire« , par Claude Alavarez-Pereyre François-Gilles Le Theule

Introduction

Le réseau « European Leadership Enterprise / Entreprise sur un Leadership européen » s’est constitué en 2012 lors des 7èmes Rendez-vous européen de Strasbourg. Il a étudié en 2014 les perspectives de formation des « talents européens », en partant d’une étude de cas : la constitution de l’union bancaire dans la zone euro. La plupart des grandes entreprises européennes, et plusieurs administrations européennes, ont à présent un système de gestion des talents ou des hauts potentiels. Faut-il un système de formation à leur intention au niveau européen ? Le diner de travail, préparé1 et animé par le comité de pilotage, a réuni 40 personnalités du monde politique, académique et managérial européen. Nous présenterons les conclusions de ce diner (A), puis dans un second temps, nous les analyserons avec des pistes de recherche complémentaires (B).

3) 2013 – Mars – « Impact de Solvabilité II sur l’ économie réelle : une approche micro-économique » par Marius Frunza

Résumé

2) 2013 – Janvier – « Taxe sur les transactions financières : une taxe Pigou, pas une taxe Tobin »  par Marius Frunza et Didier Marteau

Résumé

1) 2013 – Janvier – « Renationaliser la dette publique française: Pourquoi et comment ? » par Gaël Giraud

Résumé

Face aux tensions apparues depuis 2010 sur le marché de la dette souveraine européenne, les 66% de dette publique française détenus par des investisseurs non résidents induisent une forte exposition de la France au risque d’une crise de sa balance des paiements (sudden stop). La note suggère : 1) de mettre fin aux dispositions légales qui interdisent à l’AFT de connaître l’identité des créanciers de la dette publique française ; 2) d’autoriser à nouveau l’ouverture de comptes au Trésor par les particuliers domestiques ; 3) de mobiliser de manière volontariste l’épargne nationale lors des prochaines adjudications du Trésor en privilégiant les maturités longues. Ces trois dispositions pourraient s’inscrire dans une stratégie globale visant à renationaliser la dette publique française.

 

 

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