- Casque homologué (ECE 22.05 ou 22.06), attaché, avec quatre autocollants rétroréfléchissants.
- Gants certifiés CE (norme EN 13594), pour le conducteur et pour le passager.
- Gilet de haute visibilité à garder sur soi ou dans la moto, à enfiler en cas d’arrêt d’urgence.
- Blouson, pantalon, bottes et dorsale : vivement recommandés, mais pas imposés par la loi.
En France, les équipements moto obligatoires se résument à trois éléments : un casque homologué et bien attaché, des gants certifiés et un gilet de haute visibilité disponible à bord. Ces règles valent pour toute personne qui conduit un deux-roues motorisé, du scooter 50 cm3 à la grosse routière, et la plupart concernent aussi le passager. Tout le reste (blouson renforcé, pantalon, bottes, protection dorsale) relève du choix personnel. Ce choix pèse pourtant lourd en cas de chute, car la loi fixe un minimum et non un niveau de protection suffisant. Voici le détail de chaque obligation, les sanctions prévues, et la manière de compléter intelligemment sa tenue.
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ToggleLe socle légal du motard en un coup d’œil
Avant d’entrer dans le détail, ce tableau rassemble ce que le Code de la route exige, la norme à repérer sur l’étiquette et le risque encouru lors d’un contrôle. Les montants indiqués sont ceux des amendes forfaitaires couramment appliquées ; ils peuvent évoluer, et seule la réglementation en vigueur fait foi.
| Équipement | Statut | Repère à vérifier | Sanction en cas d’absence |
|---|---|---|---|
| Casque | Obligatoire, conducteur et passager | Étiquette ECE 22.05 ou 22.06 cousue à la jugulaire | 135 € et retrait de 3 points |
| Autocollants rétroréfléchissants | Obligatoires sur le casque | Quatre surfaces : avant, arrière, chaque côté | Amende, le casque étant jugé non conforme |
| Gants | Obligatoires, conducteur et passager | Marquage CE et norme EN 13594 | 68 € et retrait de 1 point pour le conducteur |
| Gilet haute visibilité | Obligatoire à disposition | Norme EN ISO 20471 (ou EN 471 pour les anciens) | Amende forfaitaire |
| Blouson, pantalon, bottes | Recommandés | EN 17092 pour les vêtements, EN 13634 pour les bottes | Aucune |
Un détail mérite d’être souligné : quand le passager ne porte pas ses gants, c’est le conducteur qui est verbalisé s’il s’agit d’un mineur, ce qui fait de la tenue du passager une affaire de pilote.
Le casque, seule protection que personne ne discute
Le port du casque est imposé depuis des décennies et reste l’élément le plus contrôlé. Encore faut-il que le modèle porté remplisse trois conditions. Il doit d’abord être homologué : l’étiquette cousue sur la jugulaire indique la norme ECE 22.05 ou la plus récente ECE 22.06. Depuis 2024, les casques 22.05 ne se vendent plus neufs, mais ceux déjà achetés restent autorisés sur la route. Il doit ensuite être attaché, car un casque dont la sangle pend est considéré comme non porté. Enfin, il doit afficher quatre autocollants rétroréfléchissants, répartis à l’avant, à l’arrière et sur les deux côtés, pour être vu de nuit par les autres usagers.
Au-delà de la conformité, l’état du casque compte. Un modèle qui a subi un choc, même sans fissure apparente, a pu perdre une partie de sa capacité d’absorption. Les fabricants conseillent généralement un remplacement au bout de cinq à sept ans, la mousse intérieure se tassant avec le temps et la transpiration. Un casque d’occasion est donc un pari risqué, puisque son historique reste invisible.
Gants certifiés : l’obligation la plus souvent négligée
Depuis le 20 novembre 2016, le port de gants homologués est obligatoire pour le conducteur et le passager d’une moto, d’un scooter, d’un cyclomoteur, d’un tricycle ou d’un quadricycle à moteur. La règle part d’un constat simple : lors d’une chute, le premier réflexe consiste à tendre les mains, et les blessures aux paumes et aux doigts laissent souvent des séquelles durables.
Les gants de jardinage, de ski ou de ville ne suffisent pas. L’étiquette doit porter le marquage CE accompagné de la norme EN 13594, souvent complétée d’un pictogramme de motard et d’un niveau de protection (1 ou 2, voire KP pour les protections de jointures). En été, des modèles aérés et légers existent, ce qui retire l’argument de la chaleur. En hiver, des gants chauffants ou à membrane étanche restent conformes dès lors qu’ils affichent la bonne certification.
Le gilet de haute visibilité : à bord plutôt que sur le dos
Beaucoup de motards pensent devoir rouler avec un gilet jaune. Ce n’est pas le cas. Depuis 2016, la loi impose simplement d’en avoir un à disposition, dans un sac, sous la selle ou dans le top-case, et de l’enfiler en cas d’arrêt d’urgence sur le bord de la chaussée. Une moto en panne la nuit, sur une voie rapide, est presque invisible : le gilet sert précisément à ce moment-là.
Certains blousons intègrent des bandes rétroréfléchissantes, mais ils ne remplacent pas le gilet sauf s’ils sont eux-mêmes certifiés haute visibilité. Un gilet pliable tient dans une poche et ne pèse presque rien ; il n’y a guère de raison de s’en passer.
Protéger le reste du corps : ce que la loi ne prévoit pas
Le Code de la route s’arrête aux mains et à la tête. Le bitume, lui, ne fait pas de distinction. Sur une glissade à 50 km/h, un jean ordinaire peut se déchirer en quelques mètres. Les équipements suivants ne sont pas exigés mais réduisent nettement la gravité des blessures :
- Le blouson : en cuir ou en textile technique, avec protections aux coudes et aux épaules. Les vêtements récents affichent la norme EN 17092, qui classe leur résistance de A à AAA.
- Le pantalon : un jean renforcé en fibres aramides constitue un bon compromis pour la ville, à condition d’y loger des coques aux genoux.
- Les bottes : la norme EN 13634 garantit une protection des chevilles, souvent touchées lors des chutes à l’arrêt ou à basse vitesse.
- La dorsale : certifiée EN 1621-2, elle protège la colonne vertébrale lors d’un choc direct.
- Le gilet airbag : filaire ou électronique, il se déclenche en une fraction de seconde et couvre le thorax, la nuque et le dos.
Certaines assurances proposent d’ailleurs des garanties spécifiques pour l’équipement du motard, voire une meilleure indemnisation lorsque l’assuré portait un airbag au moment de l’accident. Ces clauses varient d’un contrat à l’autre et méritent une lecture attentive.
Transporter un passager ou un enfant à moto
Le passager est soumis aux mêmes obligations que le conducteur pour le casque et les gants. Pour un enfant, la vigilance doit être renforcée. Un enfant de moins de cinq ans doit être installé sur un siège adapté muni d’un système de retenue. Au-delà, il doit pouvoir poser les pieds sur les repose-pieds passager, ce qui exclut en pratique les plus petits sur de nombreuses motos.
Le casque doit être à sa taille : un modèle adulte trop grand bascule à la première secousse et ne protège plus rien. Des casques et des gants enfant homologués existent, avec les mêmes étiquettes que pour les adultes. Pour un long trajet, mieux vaut aussi prévoir un vêtement couvrant les bras et les jambes, car un enfant ressent plus vite le froid et la fatigue qu’un adulte.
Louer un deux-roues en vacances : qui fournit l’équipement ?
Louer un scooter sur une île ou une moto pour une virée en montagne est devenu courant, et c’est souvent là que les règles d’équipement sont oubliées. Le loueur fournit généralement un casque, parfois deux, mais rarement des gants, alors que le contrôle routier s’applique de la même façon au touriste qu’au motard du quotidien. Avant de réserver, il vaut donc mieux savoir ce que comprend la location, comparer les formules et lire les conditions de caution et d’assurance, exactement comme pour une voiture de location ; sur ces points, les comparatifs de Bourse Location Voiture et ses conseils aident à repérer les frais cachés et les exclusions de garantie avant de signer.
Quelques réflexes simplifient la démarche : emporter ses propres gants, qui prennent peu de place dans une valise, vérifier l’étiquette et les autocollants du casque prêté, et demander où se trouve le gilet haute visibilité. Un casque de location usé ou mal ajusté peut être refusé : c’est votre sécurité, pas celle du loueur, qui est en jeu.
Lire une étiquette pour éviter les équipements non conformes
Les places de marché en ligne regorgent de casques et de gants à bas prix dont la certification est douteuse. Un équipement conforme porte toujours une étiquette cousue, jamais un simple autocollant décollable, avec le numéro de norme, le nom du fabricant et, pour le casque, un numéro d’homologation commençant par la lettre E suivie du code du pays d’homologation. En cas de doute, l’achat en magasin spécialisé permet aussi d’essayer la taille, critère aussi important que la norme : un casque trop large ou des gants trop serrés perdent une partie de leur efficacité.
Le gilet jaune doit-il être porté pendant la conduite ?
Non. La loi exige seulement de l’avoir avec soi et de l’enfiler lors d’un arrêt d’urgence sur la chaussée ou sur la bande d’arrêt. Rien n’interdit toutefois de rouler avec, ce qui améliore la visibilité de nuit ou par temps de pluie.
Un casque à la norme ECE 22.05 est-il encore autorisé ?
Oui. Ces casques ne sont plus vendus neufs, mais ceux déjà en circulation peuvent toujours être portés, tant qu’ils sont en bon état et munis de leurs autocollants rétroréfléchissants.
Les règles sont-elles les mêmes pour un scooter 50 cm3 ?
Oui. Le casque, les gants certifiés et le gilet haute visibilité s’imposent à tous les deux-roues motorisés, quelle que soit la cylindrée, y compris les cyclomoteurs.
Les bottes de moto sont-elles imposées par le Code de la route ?
Non. Aucune chaussure particulière n’est exigée en France. Des bottes certifiées EN 13634 restent fortement recommandées, car les chevilles et les pieds sont très exposés lors des chutes.
Qui paie l’amende si le passager n’a pas de gants ?
Lorsque le passager est majeur, il peut être verbalisé lui-même. S’il est mineur, la responsabilité retombe sur le conducteur, qui doit donc vérifier l’équipement de son passager avant de partir.




